vendredi 30 juillet 2021

Marines

 Nouveau support pour mes articles, en 1995, avec la revue bimestrielle Marines, Guerre et Commerce du groupe Marines Editions. Voici la couverture du numéro 39 de septembre-octobre 1995 :


Deux articles portant ma signature figurent à l'intérieur. Un premier racontant le sort de divers vieux cargos type Liberty ship, survivants de la guerre et visibles ici et là à travers le monde, souvent comme épaves :

La photo d'ouverture, dans la page ci-dessus, ne montre pas une épave, mais un Liberty survivant et encore en activité (à l'époque, et encore de nos jours) : le Jeremiah O'Brien, qu'une association américaine de vétérans de la Seconde guerre mondiale entretient comme "musée vivant". J'ai pris cette photo alors que, avec ma voiture, je suivais à distance le navire remontant la Seine et ses méandres en direction de Rouen où il se rendait en juillet 1994 pour les cérémonies du cinquantenaire du Débarquement de Normandie (Débarquement auquel le Liberty avait lui-même participé en été 1944).

Mon second article de ce numéro de Marines, Guerre et Commerce est un collectif ; il est en effet co-écrit avec deux autres historiens maritimes de mes amis, Guy Mercier et Marc Saibène, sur le thème des convois durant la Seconde guerre mondiale :

Cet article de 10 pages est en fait un appel aux lecteurs pour que nous obtenions de nouveaux documents et d'éventuels témoignages, en vue de la préparation d'un livre sur la marine marchande durant la guerre (livre qui sortira l'année suivante, chez le même éditeur, Marines Editions).


mardi 27 juillet 2021

Je vous envoie un télégramme...

 Dans le quotidien régional Le Télégramme vient de paraître une série d'articles dont je suis l'auteur, sur le thème des records maritimes de la France, avec comme titre général Les bateaux des records. Voici le premier article :



La série, créée dans le cadre des séries de l'été du journal, couvre la semaine, du lundi au samedi, et cette série couvre donc la période du 26 au 31 juillet 2021. L'article ci-dessus, qui date du 26 juillet, était même annoncé en Une du journal ; voici cette Une et l'annonce en bas à gauche :


Voici le deuxième article, paru ce jour :


Le journal Le Télégramme, basé à Morlaix dans le Finistère, "arrose" l'ouest de la Bretagne. Sa rédaction a facilement accepté le thème de cette série d'articles car ses lecteurs sont réputés se passionner pour la mer et les bateaux...

La suite demain dans le journal, ou, pour ceux qui habitent hors de la Bretagne ouest, sur son site (https://www.letelegramme.fr/ ) ou sa page Facebook.



vendredi 23 juillet 2021

Historia et autres

 Comme raconté dans un message précédent, j'ai eu l'occasion de publier pas mal d'articles ou de photos dans divers ouvrages et magazines, en juin 1994, à l'occasion du cinquantenaire du Débarquement de Normandie. Une publication fut faite dans la revue d'histoire Historia (numéro spécial, n°29), dont voici la couverture :


C'était la première fois que je travaillais pour cette vénérable revue. On voit, à la liste des noms d'historiens figurant en couverture, que je n'étais pas en mauvaise compagnie... Hélas, je ne retrouve pas le numéro dans ma collection et ne peux présenter les quatre pages illustrées que j'y ai signées (dès que je remets la main dessus, je mets en ligne un scan ; il s'agit d'un article sur les Liberty ships, navires presque légendaires qui ont joué un rôle important pendant la guerre et pendant le Débarquement en particulier, et sur lesquels je suis copieusement documenté).

En revanche, je retrouve un numéro de Géo, autre revue remarquable, pour laquelle j'ai fourni des photos (de Liberty ships encore...) en accompagnement d'un cahier spécial "Débarquement". Plus précisément, en accompagnement d'un article écrit par Jean-François Pahun, réalisateur de documentaires télé qui préparera par la suite une émission en deux volets, à laquelle je collaborerai, sur le thème des Liberty ships (eh oui, encore...). Voici une page, avec deux photos et des dessins extraits de ma documentation, dans ce Géo n°184 de juin 1994 :


Autres souvenirs de cette époque, liés au cinquantenaire du Débarquement et aux Liberty ships : j'avais été invité sur le stand d'un libraire sur les quais de Rouen, pendant la célèbre manifestation maritime L'Armada de la liberté, mi-juin 1994, pour vendre et dédicacer mon ouvrage dédié à ce type de cargos, sorti un an auparavant (et que j'ai déjà présenté ici). Le livre a même été présenté à la télévision, en pleine Armada, dans l'émission Thalassa sur FR3, le vendredi 10 juin 1994, par le présentateur Georges Pernoud ; je n'avais pu que faire une photo de l'écran de télévision au moment où la couverture de mon ouvrage a été montrée :


Il se trouve que durant cette Armada de la Liberté, un vrai Liberty ship, restauré aux USA, le Jeremiah O'Brien, était venu spécialement en Normandie, malgré de nombreuses difficultés (sachant qu'il avait participé lui-même au débarquement, en juin 1944...). Le navire est resté plus d'un mois à quai à Rouen, et j'avais été invité par le Lion's Club qui avait arrangé une soirée spéciale à bord, le 13 juillet 1994 (le Lion's Club américain ayant aidé au financement de la restauration). Lors de cette soirée, des exemplaires de mon livre ont été offerts en grande pompe à l'équipage américain, sur une estrade aménagée par-dessus les panneaux de cale ; voici deux photos prises à cette occasion, la première montrant la remise des cadeaux :

Photo : Pierre Layec

Et la seconde montrant le commandant du Liberty, le Captain George Jahn, un vétéran des convois durant la guerre, faisant son discours de remerciement, avec mon livre sous le bras :

Photo : Pierre Layec


dimanche 18 juillet 2021

Ponch

 L'édition du dimanche du quotidien régional Ouest-France, titré Dimanche Ouest-France (le Dof pour les intimes), a publié aujourd'hui un article pleine page sur un pilote de l'Aéronavale, le commandant Vincent Berthelot. Voici l'article :

Pourquoi j'en parle ici...? Parce que ce pilote, qui était auparavant en activité au sein des flottilles de chasse de l'Aéronautique navale basées à Landivisiau (Finistère), a eu l'occasion de figurer dans la BD Missions Kimono. Il faut savoir que chaque pilote est affublé d'un surnom officiel, appelé "call sign" en anglais, qui évite qu'on donne son nom en clair ; le sien était Ponch (ce qui explique le titre de mon message de ce jour). On voit ce pilote pour la première fois, et l'on donne aussi son "call sign", planche 17 de l'album Missions Kimono 13, intitulé Rafale sur l'Arctique (publié en 2012). Voici donc un extrait de cette planche, où des pilotes, dont Ponch, préparent un exercice d'attaque contre des cibles flottantes :

Dessins et couleur : Francis Nicole

Voici la planche entière montrant l'attaque de ces cibles flottantes surnommées "tomatoes" (cet exercice tel qu'il est raconté et illustré dans la BD est authentique, bien sûr) :

Et voici un agrandissement de la dernière vignette, où le surnom de Ponch est encore indiqué (à l'époque, il pilotait encore des Super Etendard, l'avion qui est mis en scène ici) :

Ci-dessous, voici une photo prise par moi-même au printemps 2011 dans la salle de briefing de la 11e Flottille à Landivisiau, où Ponch détaille une mission à venir à bord de son Super Etendard (la 11F n'était pas encore passée sur Rafale ; elle le sera en septembre suivant) :


(ma photo n'est pas de bonne qualité, hélas, car pas faite dans les conditions optimales, mais cela évite de montrer lisiblement les indications inscrites sur le tableau et qui ne doivent pas être déchiffrées publiquement...).

Comme le raconte l'article d'Ouest-France, Vincent Berthelot est originaire de Rennes. C'est donc tout naturellement lui qui, avec un autre pilote de Landivisiau, est venu présenter son avion Rafale sur l'aéroport de Rennes-Saint-Jacques, où l'aéroclub ACRIV organisait un "Forum de l'aviation" en public, le 8 mai 2019. Voici deux photos montrant Vincent descendu de son avion, accueilli par les responsables du club, à l'entrée du petit parking de l'ACRIV :


Photos : Jean-Yves Brouard

Et une dernière photo, sur le parking de l'ACRIV le même jour, montrant le Rafale de Vincent, à côté d'un Falcon 10 de l'escadrille 57S de Landivisiau ; le pilote ignorait sans doute qu'il deviendrait patron de la même 57S deux ans plus tard (comme le raconte l'article d'Ouest-France) :

Photo : Jean-Yves Brouard

On pourrait se demander pourquoi Vincent Berthelot a été surnommé "Ponch" dans l'Aéronavale (je rappelle que c'est un surnom quasi officiel, utilisé par les pilotes au cours de leurs missions et sur leurs bases). L'attribution d'un "call sign" à un pilote est toujours un mélange de jeu de mots, de clin d'oeil, d'obscur rapprochement avec un sujet ou un domaine inattendus. Or, on avait trouvé une ressemblance entre Vincent et l'acteur Erik Estrada, héros "latino" du feuilleton télévisé américain CHiPs" (mettant en scène deux motards de la police autoroutière de Los Angeles, et diffusé en France dans les années 1980). Estrada jouait le rôle du motard Francis Poncherello, surnommé par le diminutif "Ponch" dans le feuilleton...

vendredi 16 juillet 2021

Débarquement

 En juin 1994, le cinquantième anniversaire du débarquement allié en Normandie est l'occasion pour moi de publier diverses photos et articles dans la presse et dans certains ouvrages. En particulier dans le numéro hors-série n°9 de la revue Auto Passion dont voici la couverture :


Cette revue publie donc ce numéro spécial consacré aux moyens de locomotion utilisés durant le débarquement, dont les moyens navals. C'est ainsi que, en fonction de ma documentation, j'ai préparé une double page sur les fameux cargos américains type Liberty ship :


Et un autre article illustré sur le dénommé "Port Winston", un des ports artificiels destinés à recevoir les navires alliés, le temps que la troupe prenne pied sur le territoire français et libère les ports (Cherbourg, Le Havre, etc.).

En plus, j'ai fourni quelques photos pour d'autres articles, comme cette grande photo, rare parce qu'en couleur, d'un navire de débarquement type LST (hélas, la photo est coupée en deux par la reliure) :


J'ai fourni aussi articles ou photos à divers éditeurs : l'hebdo Le Marin bien sûr, auquel je collaborais depuis des années - mais pas dans Le Hérisson qui venait de changer d'éditeur et de contenu, justement en mars précédent, date de mon dernier article dans ce journal - ; d'autres photos aussi dans Géo ou le Chasse-marée, dont voici la couverture du numéro 80 avec une photo couleur extraite de mes archives :



vendredi 9 juillet 2021

L'histoire d'Adrienne

Toujours dans la revue hebdomadaire Hello-Bédé (voir les précédents messages), paraît une nouvelle BD dont j'ai écrit le scénario : l'aventure authentique de la femme pilote Adrienne Bolland, qui a traversé la cordillère des Andes d'est en ouest en 1921 ; voici la première double page de cette BD :

L'histoire comporte sept planches, dessinées et mises en couleur par Francis Nicole. Voici la couverture de la revue (numéro 134 du 14 avril 1992) :

Une illustration réalisée par Francis a failli paraître en couverture et représentant l'avion Caudron d'Adrienne Bolland lors du franchissement d'un col dans les Andes :

Mais la publication de cette gouache ne s'est pas faite (et, je crois, n'a jamais été publiée nulle part à ce jour).
Voici une autre planche de la BD, montrant une scène importante du vol d'Adrienne Bolland, reprise dans le tableau ci-dessus :
Cette BD nous valut, à Francis et moi, d'être invités en octobre 2005 dans le Loiret, à une cérémonie sur l'aérodrome de Saint-Denis-de-l'Hôtel, dont Adrienne Bolland est originaire, pour l'inauguration d'un hangar portant son nom ; les planches de la BD ont été exposées dans ce hangar, comme on le voit sur cette photo :

La BD devait inaugurer une série d'histoires vraies mettant en scène des femmes pilotes. La deuxième histoire a été préparée, racontant la disparition mystérieuse de l'Américaine Amelia Earhart, en 1937 ; voici une planche de ce récit inédit :

Mais cette série sur les femmes pilotes et la publication de cette deuxième histoire ne se sont pas faites non plus, la revue Hello-Bédé cessant de paraître l'année suivante.

vendredi 2 juillet 2021

L'évêque Nicolas, saint patron des enfants

 En 1991, à la suite de je ne sais quelles circonstances, la rédaction du fameux journal de BD Fripounet me demande décrire un scénario racontant la vie de Saint Nicolas. Le dessinateur engagé par la rédaction signera Hanzkrouf, mais son vrai nom est Jean-Luc Cornette. Voici les deux premières planches :


La BD a paru dans un supplément petit format inséré dans le numéro de Fripounet du 27 novembre 1991 (la saint Nicolas se fête quelques jours après, le 6 décembre de chaque année, un événement similaire à Noël dans un certain nombre de régions et de pays en Europe ; Saint Nicolas est considéré comme le saint patron des enfants - mais aussi des écoliers, des marins, des avocats...). Voici la couverture, avec le personnage de Saint Nicolas, annonçant la BD comme un "mini-livre" (le dessin de la couverture n'est pas dû à Hanzkrouf, mais à Jacques Ferrandez) :


Voici les pages intérieures de ce numéro, avec le supplément sur Saint Nicolas maintenu en place par agrafage :


Voici la couverture du supplément, déployée avec sa "4e de couverture" (on lit en bas de cette "4e de couverture" que le lettrage de la BD est dû à une personne ayant pour pseudo "Pomme Verte") :


Pour me documenter, je m'étais rendu dans une église bien connue à Paris, dont j'avais appris qu'elle détenait des archives sur l'histoire du saint patron : Saint-Nicolas-du-Chardonnet dans le 5e arrondissement de Paris. Et en effet, la vie de Saint-Nicolas, racontée dans les vieux et assez impressionnants grimoires de cette église, y est détaillée ; j'ai dû en faire un très court résumé pour la BD - il y aurait de quoi en tirer un livre. L'histoire fait 14 planches format A5, chaque planche se décomposant en trois strips. Voici les deux dernières planches :


Il faut signaler un acte de censure envers la BD. En effet, une légende de la vie de Saint-Nicolas est celle des trois petits enfants, perdus en forêt mais hébergés chez un boucher qui va les tuer ; les enfants passent la nuit dans la maison du boucher en dormant dans un grand lit, sous une unique couverture. Or, la rédaction de Fripounet, jugeant la scène scabreuse, a contraint le dessinateur à refaire son dessin et à marquer nettement, dans le lit, de profondes séparations entre chaque enfant, comme on le voit dans la planche 11, dans la case en bas à droite... :