vendredi 18 septembre 2020

Mes revues en revue

A partir de ce vendredi, il va être question des différentes revues, journaux et magazines pour lesquels j'ai travaillé au fil de ma carrière (de même que j'ai parlé ici même, depuis un an, chaque vendredi, des BD et ouvrages que j'ai publiés, ainsi que des éditeurs de livres pour lesquels j'ai bossé).

Mon tout premier travail publié quelque part est, curieusement, un dessin, et pas dans n'importe quel journal : le quotidien Ouest-France, reconnu depuis des décennies comme le plus grand quotidien régional de France. Voici ce dessin, sachant - inutile de le préciser, on le voit bien - que je n'ai jamais été qu'un amateur malhabile :


Cela a paru dans l'édition de Saint-Brieuc d'OF, en date des 9 et 10 septembre 1978 (journal du samedi et du dimanche). Il y a donc un peu plus de 42 ans, presque jour pour jour. Voici le titre d'Ouest-France du jour, en Une :


En été, il y avait à l'époque, dans la page de Saint-Brieuc, édition des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes d'Armor), une rubrique de petits potins locaux parfois amusants, titrée "En roue libre... Dans les Côtes". Voici la page complète avec la rubrique, ses potins et mon dessin, coincés à gauche de la rubrique des obsèques... :


J'ai conservé l'original du dessin, que voici :


Au dos, est resté scotché un bout de papier, imprimé par les services techniques d'Ouest-France, qui servait aux journalistes pour s'adresser au service photo dans le but de reproduire le dessin dans les bonnes dimensions prévues dans la maquette du journal :


On pourrait se demander par quel phénomène j'ai pu publier ce dessin. Eh bien, c'est quasiment par "piston". Il se trouve que mon père était journaliste à Ouest-France, au siège à Rennes, et était ce qu'on appelle secrétaire de rédaction (c'est-à-dire qu'il choisissait les articles, à l'occasion les réécrivait ou les écourtait, trouvait les titres ainsi que les illustrations ou les photos, et mettait tout cela en page). A ce moment-là, il était affecté aux pages de la "Départementale" des Côtes-du-Nord. Pour la rubrique du samedi 9 septembre, le dessinateur attitré était en vacances. Comme mon père me voyait souvent faire des dessins à la maison, depuis mon adolescence, il m'a demandé de faire ce dessin, à la place du professionnel absent. On s'est mis d'accord sur le sujet et j'ai imaginé librement la scène à dessiner.

C'est mon père qui avait rédigé le texte des "brèves", dont celle des homards, et c'est lui aussi qui, de sa main, a écrit les dimensions (hauteur et largeur) de l'épreuve à publier, telles qu'elles figurent sur le "Bon de photo" montré plus haut. Pour dessiner au mieux un homard, je m'étais plongé dans une encyclopédie des animaux et de la nature, qui traînait à la maison...

Cette opportunité pour moi fut unique. En fait, depuis quelques années avant ça, mon intention était de devenir scénariste de BD, pas dessinateur. Ce qui n'a pas empêché que, ponctuellement, dans certains journaux, dont Ouest-France justement, mais plus tard, je publierai quelques dessins, plutôt des dessins techniques et simplifiés, des cartes géographiques, etc. Peut-être en montrerai-je ici, si l'occasion se présente, dans les semaines ou les mois qui viennent.

vendredi 11 septembre 2020

Collaborations

Pour reprendre mes messages concernant ma bibliographie, qui m'ont permis, au fil des semaines, de présenter tous mes ouvrages, je termine aujourd'hui avec ceux auxquels j'ai collaboré, sans en être l'auteur.

Celui qui m'a demandé le plus de travail est sans doute Sagas maritimes, aux éditions Marines Editions, publié en en 2003, écrit par Gérard Cornier et Claude Villers :

L'éditeur m'avait accordé une somme d'avance pour mes frais de transport, d'hôtel et de recherches diverses, afin de fournir pour cet ouvrage une riche collection de photos et d'illustrations, à dénicher un peu partout en France J'étais même allé, depuis ma Bretagne, jusqu'à la Chambre de Commerce de Marseille pour fouiller pendant deux jours ses archives. Mon travail avait duré en tout trois ou quatre mois... Mais je n'ai pas participé aux textes du livre.

Les ouvrages suivants ont bénéficié de ma collaboration au niveau des photos, et aussi au niveau des textes, de façon plus ou moins importante selon les cas. La marine marchande française, par Jérôme Billard, aux éditions ETAI (1999) :


Les remorqueurs, par Alain Croce, éditions ETAI, en 2000 :

En fait, pour ce dernier, l'éditeur m'avait proposé le sujet, dans le cadre de la collection des "Bateaux de chez nous" (voir de précédents messages), mais j'ai préféré mettre dans le coup mon ami Alain Croce, historien maritime, grand spécialiste des bateaux de tous ordres, et des remorqueurs en particulier. J'ai participé activement à cet ouvrage, qui est sorti finalement hors collection "De chez nous", pour une raison que j'ignore.

Dans les ouvrages suivants, je n'ai fourni que des photos :

La guerre des Malouines, par Philippe Paitel, Marines Editions, 2005 (l'essentiel du cahier photos, la couverture et la 4e de couverture sont des photos venant de ma collection) :


Trente catastrophes dans l'Ouest, par Alain Cabon, Editions Ouest-France, 1999 :


Gaziers et méthaniers, par Jérôme Billard, éditions ETAI, 2004 :


Chalutiers en guerre, par Gérard Garier, tomes 1 et 2, Marines Editions, 2010 (quelques photos seulement) :


Et d'autres ouvrages que j'ai oubliés... J'ai aussi collaboré à des ouvrages étrangers, comme ces livres, écrits principalement par David Williams, sur les paquebots ou les bateaux de la Croix Rouge durant la Seconde guerre mondiale :





vendredi 4 septembre 2020

Retour à la BD

Une nouvelle librairie de BD a ouvert ses portes il y a quelques jours à Paris. Son nom : Traits d'Esprits. Voici sa présentation, sous forme de bande dessinée proposée par la librairie :

Voici deux photos de sa vitrine, située rue Bonaparte dans le 6e arrondissement (on devine au milieu de la vitrine - première photo - plusieurs albums de la série Barbe-Rouge, créée à l'origine par JM Charlier et V Hubinon, dont un nouveau titre vient de sortir) :



En ces temps difficiles, il fallait oser créer une nouvelle boutique BD. J'en parle en particulier par amitié et pour le souvenir des temps anciens, car son patron, le dynamique Fabien Oudot, était le patron, il y a une vingtaine d'années, de la société de diffusion La 9e Dimension, dite "La 9e D". Or, cette société fut mon premier diffuseur. C'est grâce à elle et à la confiance de Fabien que j'ai pu lancer d'abord ma série Missions Kimono (tome 1 publié en janvier 2001), puis Quentin Foloiseau (2002),  puis Allan Mac Bride (2004).

Pourquoi la société s'appelait-elle "9e Dimension" ? Parce que la BD est considérée comme le 9e Art. Mais après cinq ans de fonctionnement, La 9e D a changé son fonds de commerce et il m'a fallu chercher un autre diffuseur (ce fut CED ; une autre aventure...).

C'est donc un retour aux sources pour Fabien, autrefois diffuseur de BD et, après une longue parenthèse, aujourd'hui libraire BD, un métier qu'il a bien connu, et pour cause, en tant que diffuseur.

vendredi 28 août 2020

Tenues de sorties

 Ce jour, vient de sortir de presse le tome 21 de Missions Kimono ; en voici un aperçu :


Dessins d'Andrea Rossetto, et mise en couleurs de Francis Nicole. La mise en place en librairies est toujours prévue pour le 25 septembre prochain.

Deux planches sont présentées sur mon site, à ce lien (une fois sur la page, il faut cliquer sur la couverture) : http://www.jybaventures.net/asp/ficha.asp?id=33&opc=series

Sinon, est sortie aussi, mais aux Pays-Bas, la version néerlandaise du tome 2 de Missions Kimono, dont voici la couverture également (aux éditions Arboris) :


On remarque que le titre, Missie Mowanda, n'est pas ressemblant au titre français (Mission Assaut-Mer). Le nom Mowanda n'est pas non plus le pays fictif que j'avais imaginé pour l'histoire en français (Bowanda), mais l'éditeur Arboris a souhaité l'allitération de la consonne M (Missie / Mowanda).

Voici une page en néerlandais, au hasard :


Le tome 1 en néerlandais est sorti en février dernier, et le tome 3 est en route pour l'automne.

Pendant ce temps-là, le tome 22 continue de se préparer tranquillement, pour parution en 2021 (dessins de Francis Nicole cette fois). Voici une image au hasard (j'ai masqué le nom géographique dans la bulle, pour ne pas dévoiler trop tôt le pays réel où va se dérouler cette aventure) :






vendredi 21 août 2020

Les plus gros du monde

Le livre suivant celui de la marine marchande française dans la guerre (tome 3) dans l'ordre chronologique de ma bibliographie, traite des plus grands navires du monde, à savoir des supertankers. Plus précisément : des super-supertankers.Voici la couverture :

Le livre, écrit principalement par Jérôme Billard, et publié en 2002, traite des supertankers français et, dans deux grands chapitres, des plus gros supertankers, ce qu'on appelle des ULCC (Ultra large crude carriers : transports de pétrole très, très grands). Ces ULCC, qui ne furent pas nombreux, ont été lancés dans le courant des années 1970, juste avant la crise pétrolière (1973) qui rendit caduque leur utilisation.

Il se trouve que quatre des plus gros ULCC étaient français eux aussi : Batillus et Bellamya, de la Shell, et Pierre Guillaumat et Prairial de la CNN. Plus de 500 000 tonnes de port en lourd chacun. On ne verra plus jamais des navires de cette taille ; record absolu pour l'éternité.

Voici quelques photos extraites du livre. Les premiers chapitres parlent des supertankers (à partir de 200 000 tonnes) :

Le nez, avec son bulbe d'étrave, du supertanker Blois (240 000 tonnes "seulement").

Un peu de technique : schéma du système de triple réduction d'un groupe turboréducteur,
à bord d'un supertanker.

Puis viennent les 550 000 tonnes :

Le Batillus en fin de construction au chantier de Saint-Nazaire. Le pétrolier le long de sa coque est d'une taille équivalente à ce que fut le plus gros du monde avant la Seconde guerre mondiale (années 1920). On mesure l'évolution vers le gigantisme...

Photo rarissime d'une scène qu'on ne reverra jamais : deux ULCC à couple,
soit 1,1 million de tonnes en tout (Bellamya à gauche, Batillus à droite) (photo : Yves Rabin).

Une nuit tranquille de fin mars 1982, au port pétrolier d'Antifer au nord du Havre,
le pont endormi du géant Prairial (photo Xavier Mary).

Le commandant Rigolet, commandant des Pierre Guillaumat et Prairial, a créé
la combinaison de survie qui porte son nom. Elle sera obligatoire sur les navires français.
Ici, on l'essaie dans la piscine du Batillus (photo : Yves Rabin).

Le pont d'un supertanker est si long - un ULCC a fortiori ; ici : le Prairial -
qu'il faut utiliser un vélo pour se déplacer entre l'avant et l'arrière...

Tout a une fin : les plus gros ULCC ne servent plus ; on doit les désarmer, et comme il faut de la place, cela se fait dans un fjord de Norvège ; cette scène historique, que l'on ne verra plus jamais, a été prise en 1985 et présente entre autres les français Batillus et Bellamya (photo : Joachim Pein).

vendredi 14 août 2020

Marine marchande en guerre, 3e

 Le sort des navires français - et ex-français - durant la guerre, entre fin 1942 et l'été 1945, est fort varié. C'est ce que raconte un autre de mes livres, sorti en 2001, et dont voici la couverture :


Comme les tomes 1 et 2, je l'ai écrit avec la collaboration de Guy Mercier et Marc Saibène.

Voici un échantillon de quelques photos extraites de ce tome 3. Les navires français ont été dispersés sur toutes les mers, ont arboré différents pavillons...

Le cargo Moron, resté du côté de la marine de Vichy, se saborde
à l'arrivée des Anglo-américains en Afrique du nord, en novembre 1942.

Des navires passent du côté des Alliés, comme le cargo Ville d'Oran
(ne pas confondre avec le paquebot Ville d'Oran), vu ici à New York en mai 1943.
Des marins Français libres naviguent sur leur cargo passé du côté des Alliés, le Saint Bertrand, surnommé le "tramway de l'Atlantique" étant donné ses traversées régulières.

Deux paquebots français, le Cuba à gauche, et le Djenné à droite, participent, avec deux paquebots allemands (en second plan), à des échanges de prisonniers à Barcelone, en octobre 1943.
Ce paquebot, lancé en juin 1944, s'appelle le Maréchal Pétain.
Mais il en sera autrement une fois la paix revenue dans le monde :
il sera rebaptisé La Marseillaise au sein de la compagnie des Messageries maritimes.

Le paquebot D'Artagnan a été saisi par les Japonais et, dans l'océan Pacifique, transporte des troupes japonaises. C'est pourquoi les sous-marins américains le traquent ; l'un, en 1944, finit par le torpiller, ce que l'on voit à travers le périscope du sous-marin.
Face à l'avance des Alliés en France, les Allemands sabordent les navires français.
Ici, le Jean Laborde à Martigues, en août 1944.

vendredi 7 août 2020

Bateaux au service des bateaux

Mon ouvrage suivant celui sur les canots de sauvetage (voir mon précédent message) traite de bateaux formant une famille fort nombreuse et fort variée : les bateaux de servitude. Voici la couverture :

C'est toujours aux éditions ETAI/MDM, c'est toujours dans le cadre de la série "De chez nous" et celui-ci est sorti début 2000.
La flotte des bateaux de servitude rassemble tous les engins flottants utiles à la bonne marche de la navigation dans les ports, les estuaires et en mer : dragues, baliseurs, bateaux-feux, pilotes et pilotines, chalands, grues flottantes, bateaux-pompe, etc., y compris les bateaux météo, les bateaux pour le pétrole et le gaz offshore, les docks flottants.

Voici quelques photos au hasard, extraites de mon livre :
Bateau-feu à poste au large de Dunkerque.

La bouée lumineuse BXA au large de l'estuaire de la Gironde.

Chalands de servitude en ciment - oui oui, en ciment... - dans le port du Havre.

Conducteur d'une drague de rivière, aux commandes pendant des travaux. Cette drague est un ancien bateau fluvial du Mississippi.

La drague à godets Dieppe IV.

Une puissante grue flottante, dans le port de Bordeaux.

Un pilote du port de La Réunion va embarquer - acrobatiquement - sur une pilotine, pour revenir à terre, une fois son service terminé à bord d'un cargo.

Le refouleur n°5 de Bordeaux est l'ancien refouleur n°1 du port de Nantes.
Pour éteindre un incendie, soit sur un bateau soit sur des hangars à quai, difficiles à approcher par voie de terre, il faut des bateaux-pompes. Ici, le Commandant Milleau du port de Bordeaux.