lundi 13 avril 2015

Eternel retour, planche 26


Ce lundi 13 avril a été publiée sur le présent blog la planche 26 de l'aventure Missions Kimono n°16, titrée Eternel retour. Alors que je supprime les planches au bout de quelques jours de mise en ligne, je ne laisse de celle-ci, après coup, que le premier strip (ci-dessus), simplement pour faire apparaître en permanence le commentaire (ci-dessous) d'un ancien pilote de la 11e Flottille, fan de la série.

En effet, suite à une triste polémique comme Internet les permet parfois, des internautes avaient durement critiqué la BD en cours de publication, en venant même à émettre des propos diffamatoires. Aussi ce pilote, qui signe "Hirsute", a-t-il voulu prendre ma défense. Voici donc son texte, que je déplace de la section des "commentaires" pour le faire figurer ici :

"Bonjour Messieurs,
Je regarde avec grand intérêt les différentes planches du dernier épisode de la "Missions Kimono" et surtout les commentaires.
J'ai quitté la Marine en décembre 2012 après 19 années passées dans l'Aéronavale comme pilote de chasse à la 11F et à la 12F. Tout ce que je vois dans les détails des dessins, dans les missions et dans ce que je lis dans les commentaires, sont criants de vérité dans ce qui se passe en flottille et dans la vie de tous les jours à Landivisiau et à bord.
Je peux comprendre les interrogations de certaines personnes qui se demandent si telles ou telles choses sont possibles et M. Brouard y répond parfaitement, par contre j'ai appris une chose durant ces superbes années de service et de vols en conditions extrêmes : quand on ne connaît pas, on ne critique pas... Avec plus de 2700 heures sur chasseurs et plus de 700 appontages, je peux dire que je connais la chasse embarquée et la 11F. Et pour l'instant je n'ai aucune critique à faire à "Missions Kimono", et je ne suis pas le seul chasseur à suivre ces aventures.
Alors pour ceux qui ont des questions, je serais ravi d'aider M. Brouard et d'essayer d'y répondre ; les autres ne m'intéressent pas !
Pour les fondus d'aéro, voici un lien
https://www.youtube.com/watch?v=D9__eGtT534

Hirsute"

vendredi 27 mars 2015

Stupeur et prémonition


Je laisse en ligne sur le blog cette planche n°9, bien qu'elle aurait dû être supprimée au bout de quelques jours, comme toutes les autres planches de l'histoire de Missions Kimono 16 Eternel retour. Elle a été mise en ligne le vendredi 27 mars 2015, huit jours après la planche 1 (le 19 mars, elle).

Or, ce sont des hasards extraordinaires, mais le lendemain de la mise en ligne de la planche 1, le monde entier apprenait un drame particulier : un avion Airbus allemand percutait la montagne, dans les Alpes françaises, à l'issue d'une curieuse descente, régulière et prononcée, provoquant la mort de 150 personnes. Après cette première stupeur, on apprenait, surtout grâce à l'écoute de la "boîte noire", que c'est le copilote de l'appareil qui avait volontairement jeté l'avion contre la montagne, après s'être enfermé seul dans le cockpit. Enfin, le vendredi 27 mars - jour de la mise en ligne de la planche 9 de Missions Kimono - les autorités allemandes révélaient les raisons qui ont poussé le copilote à se suicider : victime de problèmes de santé tant physiques que psychologiques, il avait décidé d'en finir, sachant qu'il ne serait plus pilote de ligne, la médecine lui interdisant à jamais de poursuivre son métier.

Or, dans la planche de Missions Kimono mise en ligne le même jour, 27 mars (et que j'ai donc laissée ci-dessus), que voit-on ? Un pilote à la santé déficiente et se sachant près d'être écarté des cockpits, a décidé de frapper un grand coup une dernière fois. L'affaire tourne mal puisque, à la planche suivante, mise en ligne le lendemain 28 mars, son avion s'écrase sur la piste.

Certes, les faits sont disproportionnés, entre la fiction et la réalité, mais quand même du même ordre d'idée, et surtout, mis à la connaissance du public le même jour... Chez le pilote de Rallye dans la BD, il y a une forme de suicide aussi, à vouloir tenter le diable (aussi bien en prenant un risque à cause de sa santé, et un autre risque en défiant la surveillance aérienne du territoire français, alors que les avions de chasse ont ordre de tirer en cas de problème), tout cela en entraînant dans ce risque mortel un passagaer. Enfin, rapprochement géographique : les deux scènes se déroulent dans la même région française (dans les Alpes pour l'Airbus, et près des Alpes pour le Rallye) ; entre la BD et la réalité, on est à deux départements de distance, dans le sud-est de la France, alors qu'elles auraient pu se dérouler à deux endroits diamétralement opposés de la planète.
Toutes ces coïncidences, mises bout à bout, sont étonnantes...

Je rediffuse la planche 10 ci-dessous :

samedi 14 mars 2015

10... 9... 8... 7...

Le compte à rebours est lancé : c'est en principe le jeudi 19 mars, dans quelques jours, que commencera la prépublication de Missions Kimono 16 sur ce blog. Ce jour-là sera mise en ligne la planche 1. Le lendemain, la planche 2. Etc.
En attendant, voici une autre vignette, extraite d'une planche du milieu de l'histoire, titrée Eternel retour :

lundi 23 février 2015

Quand l'actualité rattrape Missions Kimono (encore...!).

Voici une information trouvée ce matin sur le site de la station France-Info :

"La France a engagé lundi son porte-avions Charles de Gaulle dans les opérations de la coalition internationale contre le groupe Daech-Etat islamique (EI) en Irak. Il sera intégré au dispositif naval de la coalition internationale avec notamment la marine américaine.
Photo du Charles de Gaulle publiée ce même jour sur le site
de l'hebdomadaire Le Marin donnant la même information.
Voilà une semaine que le Charles de gaulle est dans le golfe arabo-persique. Il quitte sa dernière escale avant plusieurs mois d'opérations en mer, à Manama, capitale du Barheïn, où les Etats-Unis ont installé leur centre de commandement naval dans la région. Le porte-avions français sera engagé aux côtés de bâtiments américains du même type, sans distinction opérationnelle. Les derniers détails ont été finalisés tant à Manama qu'à Bagdad, où le chef d'état-major des armées a effectué sa première visite officielle en Irak il y a quelques jours.
Le Charles de Gaulle avait quitté son port d'attache de Toulon mi-janvier. François Hollande avait alors annoncé à l'équipage qu'il pourrait être mobilisé "si nécessaire" pour participer à la campagne militaire contre le groupe terroriste Daech-Etat islamique. Pour beaucoup, cet engagement était une évidence."

Tiens tiens... C'est ce qui se passe dans le prochain album de Missions Kimono, comme je l'ai d'ailleurs partiellement révélé dans un précédent message remontant au 13 janvier dernier et où il est question du porte-avions Charles de Gaulle se rendant au Moyen-Orient : 
http://jybaventures.blogspot.fr/2015/01/premonition-et-coincidence-encore-et.html

Et ce qui est confirmé avec ces autres extraits. Ici, de la planche 42 :

Et de la planche 43, où l'on voit un porte-avions américain impliqué dans des missions anti-islamistes :

Les fidèles lecteurs de la série vont sans doute s'inquiéter et se demander : "Mais va-t-on lire les mêmes missions antiterroristes que dans le cycle des tomes 5 à 10 ? Cela va faire répétition..."
Ce serait, hélas, ne pas faire confiance en l'inventivité de JYB dans l'élaboration de ses scénarios et dans le choix d'histoires sortant des sentiers battus...

Je rappelle que ce scénario a été élaboré en 2013 et a commencé à être dessiné il y a un peu plus d'un an.
Pour info, Francis Nicole a terminé les dessins de la totalité des planches de l'album, et a déjà attaqué la mise en couleur (pour parution en mai prochain). Voici d'ailleurs le première demi-planche, déjà vue ici en Noir & blanc :

samedi 31 janvier 2015

Barbe-Rouge, les coulisses de la série

Comme dans le précédent numéro du magazine spécialisé dBD (qui traite de... BD, comme son titre le laisse entendre, même si, dans le cas présent, les lettres BD ne signifient pas "bandes dessinées"), j'ai publié un nouvel article sur une série majeure de Jean-Michel Charlier, prolifique scénariste disparu en 1989 et grand maître ès-scénario de nombre d'auteurs contemporains.

Le précédent article évoquait  la série Tanguy et Laverdure, et j'en ai parlé ici :
http://jybaventures.blogspot.fr/2014/12/tanguy-et-laverdure-scoop.html
Voici la couverture du nouveau numéro de dBD, daté de février 2015 :

Où figurent d'autres noms célèbres dans le domaine de la BD : Rahan, Jack Kirby, Jean Valhardy...
Mon article est cette fois axé sur l'un des plus fameux héros de JM Charlier, le pirate Barbe-Rouge, dessiné par Victor Hubinon ; voici le recadrage sur l'annonce, en "une" :

Et voici la première double-page de l'article :

Le propos : le personnage du terrible pirate Barbe-Rouge est pour tous les lecteurs de la série le "Démon des Caraïbes", qui sème la terreur sur toutes les mers (et pas seulement les Caraïbes...). Or, des interrogations me sont venues quand j'ai découvert que ce titre de "Démon des Caraïbes" devait être attribué à l'origine à son fils adoptif, Eric, l'autre héros de la série. Ce titre était  attribué à ce dernier officiellement dans les numéros préparatoires du journal Pilote, avant son lancement le 29 octobre 1959. Pire : sur la couverture même du numéro 1 de Pilote, apparaît clairement un pirate qui n'a rien à voir avec Barbe-Rouge et qui doit pourtant être le héros de cette nouvelle série d'aventures maritimes, alors que dans les pages intérieures, commencent à paraître en exclusivité les premières planches de l'aventure de Barbe-Rouge. Dans mon article, je montre la Une de ce numéro particulier ; ci-dessous, voici un recadrage sur le pirate en question, que je publie également dans l'article (et à comparer avec le portrait connu de Barbe-Rouge, pleine page dans le visuel au-dessus) :

Il s'est donc passé un curieux changement au cours des 30 ou 40 premières pages de la BD, prépubliée au fil des semaines dans Pilote en 1959 et 1960 : le fils adoptif, en grandissant au sein de la famille des pirates de l'île de la Tortue, devait devenir le Démon des Caraïbes, mais c'est son père de substitution, Barbe-Rouge, qui l'est devenu à sa place. Et ceci, sans que JM Charlier ne l'ait vraiment prévu au départ. Un cas unique dans l'histoire de la BD européenne...

Le premier album de la série, éditée en 1961 chez Dargaud, indique bien : "Une aventure de Barbe-Rouge, le Démon des Caraïbes"... Cette fois, c'est sûr.
Un second chapitre sur les coulisses de la série Barbe-Rouge doit paraître dans un prochain numéro.

jeudi 22 janvier 2015

"Normandie" : le plus beau paquebot de tous les temps

C'est le titre du numéro Hors série de la revue bimestrielle Navires & Histoire, consacré au célèbre fleuron de la Compagnie générale transatlantique. Voici la couverture :

Pourquoi parler ici de ce dossier ? Parce que j'en suis l'auteur...

Certes, l'histoire du paquebot est connue. Mais ce numéro se distingue par sa riche iconographie, avec de nombreuses photographies couleur (d'époque) issues de mes archives et de celles de certains de mes correspondants, et surtout des images 3D, dues à l'infographiste Benjamin Druel, avec qui j'ai beaucoup échangé l'été dernier pour mettre au point ces images représentant Normandie à un moment précis de sa carrière (car au fil de ses transformations faites ou à venir, le paquebot n'a pas ressemblé exactement à ce qu'il était à sa mise en service en 1935, et il fallait donc ne pas se tromper dans les détails de ces 3D...).

Voici une rare photographie couleur, prise en 1938 et figurant bien sûr dans le numéro (crédit : William H. Morris) :

Et puis, j'ai essayé d'apporter un certain nombre d'infos peu connues, comme sur le crash d'un avion sur la plage avant, ou la perte du navire dans des conditions assez étranges en février 1942, et j'ai complété par le témoignage inédit d'un ancien mousse de Normandie (par respect pour  les paquebots en général et pour ce paquebot en particulier, les shiplovers disent : de Normandie, et non du Normandie ; ils disent aussi, par exemple : "Normandie (et non : le Normandie) a appareillé du Havre").
Un numéro à ne pas manquer, donc (réalisé avec la collaboration de l'Association French Lines, garante des archives de la compagnie armant le paquebot).

Voici quelques doubles-pages extraites au hasard de ce numéro qui sort demain 23 janvier dans les kiosques :






samedi 17 janvier 2015

Hommage à Paul Peyrat

Une revue d'histoire spécialisée vient de paraître avec la biographie émouvante d'un jeune marin bordelais, Paul Peyrat, mort à 20 ans en 1942.
Cette revue, Aperçus d'histoire sociale, est éditée par l'IHS CGT 33, c'est-à-dire l'Institut CGT d'histoire sociale d'Aquitaine. Les lettres CGT désignent la Confédération générale du Travail, le fameux syndicat ouvrier. Voici la couverture du numéro double 112-113 :

A noter que les lettres "CGT" sur le devant du pull-over de Paul Peyrat désignent, elles, la Compagnie générale transatlantique, la fameuse Transat, pour laquelle le jeune marin travailla.
C'est lui qui, embarqué sur le cargo Gabriel Guist'hau, fut arrêté en mars 1942 avec deux autres hommes du bord par la marine de Vichy parce qu'ils tentaient de rejoindre le camp anglais en détournant leur navire sur Gibraltar. Ils furent très vite condamnés à mort et fusillés (en fait, seuls Paul Peyrat et son camarade Jacques Pillien passèrent devant le peloton d'exécution, le troisième marin, Yves Le Carboullec, étant gracié car trop jeune, mais quand même condamné à 10 ans de bagne).
En l'honneur des deux fusillés, un cargo français fut baptisé en 1945 Matelots Pillien et Peyrat. Plus d'une quinzaine d'autres cargos portèrent de la même façon les noms de marins résistants ou Français libres, décédés tragiquement pendant la guerre, du fait des Nazis. Ce thème est d'ailleurs l'objet de mon livre, Histoires d'Empire, publié en avril dernier (voir à cette page de mon blog : http://jybaventures.blogspot.fr/2014/04/histoires-dempire.html ).
Voici le dernier portrait des deux jeunes, lors de leur arrestation par un bateau de guerre vichyste, Peyrat à gauche et Pillien à droite (ils semblent insouciants sur cette photo, mais c'est parce qu'ils n'ont pas idée du sort funeste qui les attend une fois qu'ils seront arrivés à terre) :

Et voici une photo du cargo Matelots Pillien et Peyrat (tant qu'à faire, je montre une photo peu connue, ne figurant pas dans mon livre et provenant de la famille du commandant Demerjean) :

Si je parle ici de la revue de l'IHS-CGT 33, c'est parce que je suis impliqué dans cette publication. L'auteur du dossier, Lucien Gay, secrétaire de l'Institut, m'a abondamment cité et remercié dans les pages du magazine (en ajoutant une belle double page, à laquelle je ne m'attendais pas, faisant la publicité de mon livre). En effet, une partie des récits et des photos illustrant le magazine provient de mes archives et en particulier d'une longue série d'articles que j'avais publiés naguère dans la rubrique historique de la revue hebdomadaire Le Marin, comme le prouve cette page du numéro double d'Aperçus d'histoire sociale, montrant les titres de plusieurs chapitres de ma série, figurant dans la rubrique Mémoire de l'Histoire :

Et surtout, voici le texte de remerciements qu'a publié Lucien Gay à la fin de ce numéro spécial, avec d'élogieux propos à mon égard, qui me touchent particulièrement :

L'adresse de la revue, pour ceux que le sujet intéresse :
IHS CGT Bourse du Travail
44, cours Aristide Briand
33 000 BORDEAUX
Prix: 14€, plus 3€30 pour frais d'envoi