mercredi 14 août 2013

Encore des coïncidences, prémonitions et autres rapprochements...

En l'espace de quelques jours, me sont parvenues des informations intéressantes démontrant que dans ma seule série BD Missions Kimono (dessinée par Francis Nicole), des scènes ont pu, une nouvelle fois, être prémonitoires.

Dans Missions Kimono n°13, Rafale sur l'Arctique, le réveil d'un volcan islandais provoque l'émission d'un énorme nuage de cendres qui envahit l'espace aérien dans l'Atlantique nord et le nord-ouest de l'Europe ; le porte-avions Charles de Gaulle, en opération en mer du Nord, doit se déplacer vers des latitudes supérieures, vers le cercle polaire Arctique, pour permettre à ses avions Rafale de voler hors du nuage. J'avais imaginé cette BD d'après un événement réel : le réveil du volcan islandais Eyjafjöll, fin mars et début avril 2010. Voici l'image du réveil du volcan, dans la BD :

Pendant le transit vers l'Arctique (dans la BD), les pilotes aperçoivent de loin en loin de mystérieux phénomènes aériens, ou Ovnis. Voici une de ces observations :

Or, la revue spécialisée Top Secret, dans sa dernière livraison (de ce mois d'août 2013), publie un article sur les relations entre Ovnis et volcanisme. Voici le titre de l'article, illustré par une photo d'un Ovni au-dessus d'un volcan mexicain :

La photo de l'Ovni date d'octobre 2012, soit six mois après la sortie de l'album Kimono 13. Dans le corps de l'article, une autre photo montre un Ovni au-dessus d'un volcan... islandais, début avril 2010 :

Photo dont j'ignorais l'existence jusqu'à maintenant...
Dans les deux photos, la forme oblongue des Ovnis rappelle celle de l'Ovni de la BD.

Par ailleurs, dans Missions Kimono n°8, titré Tiger et publié en 2007, un Airbus étranger traversant le ciel de France doit être intercepté par un avion de chasse Mirage 2000 basé à Cambrai. Voici l'appel radio de l'Airbus arrivant en France :

Et voici la scène de l'interception avec le Mirage 2000 qui approche en virage :

Or, en mai 2011, un Airbus étranger a été réellement intercepté par un Mirage 2000 de Cambrai. L'interception, avec une approche en virage également, a été filmée par plusieurs passagers, et voici une vidéo : http://www.youtube.com/v/zmvh2wP1BHs
(merci à Raymond, qui se reconnaîtra, pour cette information qu'il a déjà diffusée sur divers forums).

Amusant : à 2 minutes et 01 seconde de la vidéo, puis 7 secondes plus tard, on voit que le pilote de chasse prend un cliché dans notre direction. On découvre justement la même image dans... Missions Kimono 13 cité plus haut :

A signaler que l'interception réelle de l'Airbus a eu lieu suite à une panne de sa radio. L'équipage changeait de zone de contrôle et devait contacter l'ATC (contrôle aérien) de la zone de Paris. Après plusieurs échecs à la radio, l'interception a été ordonnée pour une identification visuelle. Or, dans la BD, c'est aussi lors d'un changement de zone de contrôle qu'un problème de radio (de compréhension toutefois, et non une panne) a entraîné l'ordre d'interception. Dans les deux cas (le réel et le fictif), le Mirage 2000 est armé et prêt, en cas de nécessité, à tirer contre l'avion civil, qui transporte de nombreux passagers, mais que, dans le doute en ces temps troublés, on considère comme suspect...

samedi 10 août 2013

Tsiolkovski : jeux et enjeux

La cérémonie d'ouverture des Mondiaux de l'athlétisme à Moscou, ce samedi soir, s'est déroulée sous les thèmes du temps qui passe et de l'histoire scientifique et technologique de l'ex-URSS. En introduction de cette ouverture, le tout premier tableau, dansé, chanté et illustré de musique classique, faisait référence à celui qui est considéré comme le père de l'astronautique mondiale, et de l'astronautique soviétique en particulier : Constantin Tsiolkovski. Au cours de l'ouverture de ces jeux de Moscou, d'immenses projections présentaient par exemple son portrait :
Photo : DR
... et un fameux plan de moteur-fusée qu'il imagina en 1903 :
Dessin : archives Editions Mir
Ce n'est pas sans raison que j'ai baptisé de son nom une île fictive qui focalise l'attention dans le tome 14 de ma série en bandes dessinées Missions Kimono, publié en avril dernier : L'île Tsiolkovski ; ce savant et ingénieur précurseur est en effet toujours honoré en Russie, comme on l'a vu aujourd'hui à Moscou. L'île de la BD est fictive, mais le nom ne l'est pas - c'est d'ailleurs curieux qu'aucune île russe réelle ne porte le nom de Tsiolkovski... Voici, pour rappel, le titre de l'album :

La même île fictive, enjeu du tome 14, sera aussi l'enjeu du tome 15, à paraître l'année prochaine, qui mettra fin à la longue et exceptionnelle aventure des pilotes de l'Aéronautique navale française basés sur le porte-avions Charles de Gaulle, évoluant non loin des eaux russes, dans le grand Nord arctique. Voici d'ailleurs en avant-première une image N&B, due à Francis Nicole, de ce futur album :

mercredi 17 juillet 2013

Festival du livre militaire

Vendredi après-midi et samedi prochains, je serai présent sur le site du Festival du livre militaire au célèbre camp des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan dans le Morbihan, pour dédicacer la série BD Missions Kimono, bien connue sur ce blog, et aussi et surtout mes trois ouvrages maritimes (qui ont tous un lien avec la guerre). Pour rappel, voici les trois ouvrages en question (voir aussi mon site jybaventures.net pour plus de renseignements à leur sujet) :

Voici également l'affiche du festival :

Et un plan pour s'y rendre (c'est entre Rennes et Lorient) :

Je me trouverai précisément sur le stand de la librairie Le Failler.
Je ne dirai pas : "Venez nombreux", car ce festival annuel est très couru et le public, comme les auteurs invités, seront de toute façon nombreux...

jeudi 4 juillet 2013

Avis de tempête

Le tome 15 de Missions Kimono se prépare lentement mais sûrement. Pour satisfaire les lecteurs qui s'impatientent, voici un extrait de la planche 20 (crayonné seulement), sachant que Francis Nicole en est à la planche 23. Soit juste la moitié de l'album.


samedi 29 juin 2013

Histoires d'Exocet

Un documentaire sera diffusé vendredi 5 juillet à 22 heures 30 sur la chaîne France 3, rappelant l'affaire des missiles Exocet utilisés par les Argentins, opposés aux forces britanniques, pendant la guerre des Malouines, dans l'Atlantique sud, au printemps 1982. Et rappelant surtout la délicate question de l'aide française secrète à la marine argentine pour mettre au point ces missiles, alors que le Gouvernement français venait de décréter un embargo sur les armes au moment du déclenchement du conflit.
En particulier, un témoin, qui faisait partie de l'équipe de techniciens français sur place, raconte, dans ce documentaire, sa participation à l'installation de l'équipement permettant aux pilotes argentins de tirer les missiles à partir des avions Super Etendard nouvellement acquis auprès de la France. L'on sait que des Super Etendard ont pu, sans doute grâce à cette aide, atteindre et couler des bateaux anglais, dont le fameux Sheffield, causant de nombreux morts et le traumatisme du Royaume-Uni dirigé par la "Dame de fer" Margaret Thatcher.
Ce technicien, désirant conserver l'anonymat, est filmé en ombre chinoise ou de dos, et avec la voix déformée, à la table d'un restaurant anonyme ; voici une image extraite du documentaire, montrant la conversation entre lui et les deux intervenants menant l'interview :

Or, ce technicien français a pu être retrouvé par le réalisateur Olivier Brunet grâce à... moi-même. En effet, j'avais publié dans l'hebdomadaire Le Marin, du groupe Ouest-France, une série d'articles où j'avais déjà interviewé ce témoin-clé. Voici un extrait du début de mes articles, dans le numéro du 24 décembre 2010 :

L'exclusivité de mes articles et mon aide dans la prise de contact entre le réalisateur et le témoin ont été telles que le documentaire ne pouvait pas ne pas faire référence au Marin (mon nom figure d'ailleurs au générique de fin). Voici deux images extraites du documentaire montrant ce numéro du journal circulant de mains en mains :


Pour l'anecdote, voici, ci-dessous, un document exclusif, non repris dans le documentaire, que m'avait remis le technicien il y a deux ans, et que j'ai publié dans ma série d'articles (il s'agit de la couverture d'un guide du pilote de Super Etendard pour l'utilisation du système de tir des Exocet ; l'illustration en bas de cette couverture, dessinée de façon humoristique, représente un faucon vert, l'emblème de la 2e Flottille de chasse argentine, qui mettait et met toujours en oeuvre les Super Etendard) :

Et pour finir, voici une photo (connue et extraite d'un film) d'un Super Etendard argentin tirant un missile Exocet :

lundi 10 juin 2013

Un Kimono tout neuf

C'est aujourd'hui qu'est livré chez notre distributeur le tout dernier album de la série en bandes dessinées Missions Kimono. En fait, il s'agit de la réédition du tome 2, avec une nouvelle couverture (d'où le titre de ce message : "Un Kimono tout neuf"...). Voici cet album :


Il s'agit de la 4e impression de ce titre, en comptant l'édition originale de 2002.
Au fait, pourquoi la série s'appelle-t-elle Missions "Kimono" ? C'est la question récurrente que l'on nous pose, le dessinateur Francis Nicole et moi-même, à chaque fois que nous présentons nos albums en public, dans un salon ou lors d'une fête aérienne. Ce "Kimono" n'a bien sûr rien à voir avec la tenue vestimentaire traditionnelle japonaise.
Voici l'histoire...
Les avions de la Flottille n°11 de l'Aéronautique navale, "héros" de la série, avaient autrefois pour indicatif radio le mot "Savart". Mais au milieu des années 60, l'état-major de la Marine décida une réorganisation qui impliquait le changement des indicatifs de toutes les flottilles. Un jour - la 11F n'était pas encore installée sur la base aéronavale de Landivisiau dans le Finistère nord, mais dans le Var, à Hyères-Le Palyvestre -, en plein milieu de l'été, ordre fut envoyé à tous les commandants de flottilles de trouver eux-mêmes un nouvel indicatif pour leur unité respective. Le mot à choisir au sein de chaque flottille devait avoir pour initiale une lettre correspondant à son numéro, dans l'ordre alphabétique : la flottille n°1 devait avoir un indicatif commençant par la première lettre de l'alphabet, le A, la flottille 2 par B, la flottille 3 par C, etc. La 11F devait donc avoir pour initiale  la 11e lettre de l'alphabet, soit K. Quel mot choisir commençant par un K ? C'est un ancien pilote de la 11F, M. Jacques Comby, qui me l'a raconté en 2012, lors de cérémonies à la 11F, sur la base de Landi même (M. Comby fut commandant de la 11F du 1er août 1967 au 1er août 1968 ; l'épisode qu'il raconte s'est déroulé bien avant cette période) :
"L'ordre de Paris disait : "Vous avez trois jours pour trouver un nouvel indicatif". Sous-entendu : ne traînez pas... Avec mon commandant, à deux, nous avons réfléchi. Nous savions que sur les bases de l'Aéronavale, il devait se dérouler la même chose, mais nous, nous devions trouver un mot commençant par un K... Pas facile ! Or, il fallait un mot court, en deux syllabes. Nous avons pris un dictionnaire et commencé à éplucher tous les mots commençant par K. Tout y est passé : Kobé (ville du Japon), Koala, etc... On est tombé aussi sur Kimono. Je me souviens bien de notre perplexité, hésitant entre Koala et Kimono car le choix d'un mot de 3 syllabes passant bien à la radio était limité. Kimono, c'était pas mal du tout. Que faire ? On s'est dit : "Tant pis, on prend quand même Kimono, on verra bien." Et finalement, ça a été accepté."
Depuis 1966, la flottille n°11 porte donc cet indicatif. C'est aussi pourquoi, à l'occasion de l'évocation de cette anecdote, j'ai intitulé le présent message : Un Kimono tout neuf... Lorsque j'ai créé la série BD, en 2000, j'ai imaginé un titre général tournant autour du mot Kimono. Ce fut : Missions Kimono. C'est-à-dire : les missions des avions ayant "Kimono" pour indicatif. Le logo du titre a d'ailleurs changé au fil des ans. Voici la première mouture, dès 2001, et en dessous la deuxième, en 2007 :


Cet indicatif, Kimono, est tellement présent et connu que, lorsque l'Aéronavale française et son porte-avions Charles de Gaulle se rendirent en océan Indien pour combattre les Taliban en Afghanistan, fin 2001 (après les attentats terroristes contre le World Trade Center à New York, en septembre de cette année-là), les avions français adoptèrent au sein de la coalition alliée l'indicatif Kimono, alors que les Super Etendard embarqués étaient ceux de la 17F, dont l'indicatif est Quina (Q, 17e lettre de l'alphabet). Et pendant des années, les chasseurs bombardiers catapultés du porte-avions s'appelèrent les Kimono...

samedi 11 mai 2013

Missions Kimono : étranges coïncidences…

Depuis quelque temps, d’étranges observations d’Ovnis ont lieu dans le nord-Finistère et en particulier autour de la base aéronavale de Landivisiau. Rappel : c’est sur cette base que sont réellement abrités les avions Rafale Marine, héros de la série en bandes dessinées Missions Kimono, et c’est dans les deux derniers épisodes de cette série (le tome 13 publié en avril 2012 et le tome 14 publié il y a 15 jours) que le dessinateur Francis Nicole et moi avons mis en scène des Ovnis, justement. Pour les (rares ?) personnes qui ne connaissent pas, voici une image extraite du tome 13 et montrant un Rafale et l'un des Ovnis de la BD :

Mais revenons à la réalité. Les médias ne semblent pas s’en être fait l’écho (sauf la revue Top Secret du mois d’avril 2013 - je dis bien : 2013), mais près de la base de Landivisiau, un Ovni a été aperçu dans la nuit du 15 au 16 février 2012 par un automobiliste, à l’entrée Est du village de Bodilis (dont le nom est d’ailleurs attribué à la base : la BAN de Landivisiau s’appelle en fait Bodilis).
Une illustration a été faite, d’après le témoignage, par les enquêteurs ufologues de l’association Vigie-Ovnis 29, en mêlant une photo prise à l’entrée du village et une mise en couleur de l’Ovni, en surimpression. Le témoin a raconté que l’Ovni se dirigeait vers la base, dont l’enceinte est distante de quelques centaines de mètres sur la droite. Voici cette illustration, publiée récemment dans Top Secret :
Source : Vigie-Ovnis 29
Deux choses étranges tournent autour de cet événement. 1) au moment où l'Ovni a été aperçu par le témoin, l'histoire Rafale sur l'Arctique (tome 13 de Missions Kimono) était en cours de publication sur le présent blog, à raison d'une planche par jour comme je le fais d'habitude ; or, vers le 16 février 2012, sur mon blog, apparaissaient les premières rencontres entre les Rafale de Landivisiau et des Ovnis (cf l'image que j'ai mise en ligne au début du présent message). Quelle coïncidence, n'est-ce pas ?! 2) je me trouvais personnellement exactement au même endroit le 7 février 2013, soit pile un an après l'observation de l'automobiliste. Voici une photo que j’ai prise moi-même ce jour-là :
Photo : Jean-Yves Brouard
Si l'on compare ma photo et l’illustration (on reconnaît les mêmes maisons, le clocher de l'église, le même petit arbre, etc), on peut considérer que l’Ovni est passé, juste un an avant, pas loin de la verticale de l'automobile… J'avais marché un peu sur le terre-plein gazonné à droite, me rapprochant donc - sans le savoir à ce moment-là - de l'endroit qu'avait survolé l'Ovni... A noter aussi le point dans le ciel, à la verticale du clocher : c'est un Rafale Marine, en procédure d'atterrissage au moment où je prenais ma photo (là, l'appareil est en phase de "vent arrière", et la base est donc vers la droite).

Le soir du 8 mai (2013 cette fois ; c’était il y a trois jours), un autre Ovni a été aperçu par quatre personnes depuis une maison située à moins de 7 kilomètres à vol d’oiseau de la base. L’Ovni, lenticulaire, se dirigeait vers cette dernière, en suivant un axe sud-est/nord-ouest. Il était 22 heures 15. Voici l’illustration qui en a été faite :
Source : Vigie-Ovnis 29
D’autres observations récentes se situent autour de Brest, en mer, etc. La sortie de mes albums aurait-elle réveillé l’activité ufologique dans la région… ?

En remontant à août 2010, un autre phénomène lumineux a été vu depuis l’entrée principale de la base de Landivisiau/Bodilis. Et cette fois, une photo a pu être prise. Je n’ai appris l’existence de l’observation que récemment. Voici la photo :
Source : Vigie-Ovnis 29
En remontant plus loin encore dans le temps, signalons que l’Ovni sous-marin qui apparaît à la surface de l’océan devant l’étrave du porte-avions Charles de Gaulle, puis qui prend son envol, à la fin du tome 13 – voir ci-dessous :

… est directement inspiré d’un événement qui s’est passé avec le porte-avions français Foch, mais en janvier 1974. Et encore une fois au large de Brest ! Voici une information publiée dans Ouest-France à l’époque :

A noter que la scène dans Missions Kimono est nettement plus précise et plus proche de la réalité que le compte-rendu succinct et partiel qu’en a fait autrefois le quotidien régional, cet article n'étant qu'un premier appel à témoins - un appel resté d'ailleurs sans suite, l'affaire étant vite couverte par le Secret Défense !